| Les origines du karate |
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- Les origines du karaté
C'est en Chine, au VIe siècle après Jésus-Christ, qu'un moine indien, Bodhidharma, amène les premiers mouvements de cette discipline. Il paraît posséder d'extraordinaires pouvoirs. Remarquant que de nombreux disciples autour de lui étaient maigres et affaiblis par les privations, il leur enseigne à contrôler leur respiration et à acquérir une certaine souplesse. Bodhidharma aurait ensuite enseigné dans un monastère nommé Shaolin, fondé dans le Hénam, au nord de la Chine. Ce temple deviendra le centre de plus de quatre cents variétés de boxes chinoises, exécutées, à l'époque, avec des mouvements très doux et très lents. Si Bodhidharma reste un personnage légendaire, l'école de Shaolin va jouer un rôle déterminant dans la connaissance des arts de lutte à mains nues. La tradition du secret étant absolue chez les maîtres chinois et faute d'écrits, il est difficile de savoir comment s'est transmise la tradition sur l'île d'Okinawa, au Japon. Mais l'on pense que les maîtres chinois et japonais, qui ont existé de tout temps, ont établi des liens. L'île d'Okinawa
Le maître japonais Gichin Funakoshi était un de ces maîtres japonais qui nourrissaient, comme les experts d'aujourd'hui, une grande admiration et le plus grand respect pour les maîtres chinois. Né en 1869 à Okinawa, il fait la première démonstration de sa technique au Japon, en 1916, à Kyoto : elle se nomme alors Okinawa-té, mélange d'autodéfense, axée sur des techniques des mains et des pieds. Le maître Gichin Funakoshi
La seconde démonstration, en 1922, à Tokyo, devant les universitaires et les plus grands experts d'arts martiaux du moment, obtient un tel succès que le gouvernement japonais lui demande de rester à Tokyo pour enseigner son art. Il y ouvre alors un dojo et rebaptise l'Okinawa-té "Karaté-do" (de kara, vide, de té, main et de do, voie ou chemin). Par le do, le maître Funakoshi veut rappeler que la pratique du karaté doit être un chemin qui mène à l'épanouissement de l'esprit et du corps.
Il appelle sa méthode le shotokan en 1936 du nom de son dojo à Tokyo Le Shotokan. Le shoto c'est la longue vie et le kan c'est le pin, les deux symboles de son école : la longévité et l'espace. Le dessin avec le tigre à l'intérieur du cercle est le Tora no maki, le "rouleau de tigre". Ce dessin a été peint par Hoan Kosugi, ami et étudiant de Gichin Funakoshi, artiste japonais réputé. Il a fait ce dessin au pinceau spécifiquement pour illustrer la page de couverture du livre de Funakoshi Karate-Do Kyohan, et l'irrégularité du cercle indique qu'il l'a fait d'un seul trait. Le caractère vers le haut dans le quart de cercle du nord-est du cercle fait partie de la signature de l'artiste. Le Tora No Maki, ou le tigre Shotokan, est devenu le symbole du karaté Shotokan.
Le fils du maître Funakoshi, Yoshitaka, se révéla un maître extraordinaire, en faisant évoluer le karaté de manière moderne et spectaculaire, grâce, entre autres, à l'enrichissement des coups de pied. Le karaté-do a fait son apparition en France en 1950 et, depuis lors, n'a cessé son ascension. Son école est désormais réputée dans le monde entier et elle est pratiquée aussi bien par les adultes que par les enfants. Mais le but du maître Funakoshi s'est-il pourtant accompli? Oui, si l'on en croît son succès. Mais il parlait aussi de sagesse par la maîtrise du corps et de l'esprit.
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